
Depuis le 4 avril dernier, le Conseil d'Etat a donné la possibilité à toute tierce partie d'avoir accès au recours "Tropic" publié en 2007, sous réserve que cette partie puisse prouver qu'elle dispose d'un intérêt suffisant pour engager cette démarche. Ce recours porte sur la contestation de la validité d'un contrat noué dans le cadre d'un marché public, et était auparavant réservé uniquement aux entreprises concurrentes non retenues à l'issue de l'appel d'offre. Cette décision découle de l'affaire "Tarn-et-Garonne" portant sur la contestation d'un marché à bons de commande avec le département et qui a été soumise au Conseil d'Etat.

Elle créée une véritable révolution en terme de jurisprudence. En effet, jusqu'au 4 avril 2014, on distinguait deux sortes de tiers susceptibles de contester le résultat d'un appel d'offre:
Désormais, la jurisprudence "Martin" est abandonnée, et tous les tiers pourront remettre en cause un contrat dans son intégralité. Les demandeurs devront néanmoins justifier que le préjudice subi est certain et en relation directe avec le contrat contesté. Par ailleurs, les irrégularités objet du recours devront soit avoir un lien direct avec le préjudice subi, soit être particulièrement graves. Enfin, le délai de recours est aligné à deux mois pour tous les types de plaignants à partir du 4 avril. Il est important de noter que l'arrêt du Conseil d'Etat n'est pas rétroactif (l'arrêt "Tropic" de 2007 ne l'avait pas été en son temps) et s'appliquera aux contrats conclus à partir du 4 avril. L'affaire "Tarn-et-Garonne" a donc fait progresser la jurisprudence des marchés publics, mais ne pourra pas bénéficier elle-même de ses nouvelles avancées.
Faire appel à un cabinet conseil appel d'offres
Vous vous posez une question ? Vous avez besoin d'optimiser votre performance commerciale ? Vous avez besoin d'aide sur un appel d'offres ? Quel que soit votre situation contactez-nous !

.jpg)
