Retour à la liste
Divers

Le maire qui signe un contrat « nul » engage la responsabilité de sa commune

twitter canevacaneva linkedin

Les collectivités locales ont l'obligation de transmettre au préfet, les marchés publics d'une valeur supérieur à 4000€ pour qu'il en contrôle la légalité.
En l'espèce, une commune a conclu un marché avec une entreprise d'ingénierie, le 19 février 2002 mais la délibération du conseil municipal qui autorise le maire a signé ce contrat ne date que du 2 mars 2002, de plus la transmission au contrôle de légalité n'a été effectué que le 25 mars 2002. Le marché public public a donc été signé par une autorité qui n'avait pas le pouvoir de le faire.
Le préfet a donc indiqué que le contrat est nul et non avenu.

Le Tribunal administratif a rejeté la demande de la société qui réclamait le paiement des prestations effectuées à la commune car un contrat nul ne peut faire naître d'obligations à la charge des parties signataires.

La Cour administrative d'appel a complété la position du tribunal en précisant que la commune a commis une faute en signant un contrat nul et donc le maire a engagé la responsabilité de la commune.


La Cour a également rappelé que si les premiers juges déclarent le contrat nul, l'entreprise lésée peut invoquer, pour la première fois en appel, la théorie de l'enrichissement sans cause et ainsi obtenir le paiement des dépenses qui ont été utiles à l'administration et également la réparation du préjudice subi qui correspond au bénéfice légitimement escompté. Les collectivités locales ont l'obligation de transmettre au préfet, les marchés publics d'une valeur supérieur à 4000€ pour qu'il en contrôle la légalité.

En l'espèce, une commune a conclu un marché avec une entreprise d'ingénierie, le 19 février 2002 mais la délibération du conseil municipal qui autorise le maire a signé ce contrat ne date que du 2 mars 2002, de plus la transmission au contrôle de légalité n'a été effectué que le 25 mars 2002. Le marché public public a donc été signé par une autorité qui n'avait pas le pouvoir de le faire.
Le préfet a donc indiqué que le contrat est nul et non avenu.

Le Tribunal administratif a rejeté la demande de la société qui réclamait le paiement des prestations effectuées à la commune car un contrat nul ne peut faire naître d'obligations à la charge des parties signataires.

La Cour administrative d'appel a complété la position du tribunal en précisant que la commune a commis une faute en signant un contrat nul et donc le maire a engagé la responsabilité de la commune.
La Cour a également rappelé que si les premiers juges déclarent le contrat nul, l'entreprise lésée peut invoquer, pour la première fois en appel, la théorie de l'enrichissement sans cause et ainsi obtenir le paiement des dépenses qui ont été utiles à l'administration et également la réparation du préjudice subi qui correspond au bénéfice légitimement escompté.

Faire appel à un spécialiste en externalisation appels d'offres dsp

Vous souhaitez nous contacter ?

Vous vous posez une question  ? Vous avez besoin d'optimiser votre performance commerciale ? Vous avez besoin d'aide sur un appel d'offres ? Quel que soit votre situation contactez-nous !

Découvrez d’autres articles

Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) : une opportunité stratégique encore sous-exploitée par les entreprise

L’AMI offre aux entreprises un avantage stratégique pour anticiper et influencer les march
Lire la suite

Commande publique : « une simplification pas si simplificatrice » ?

Une simplification qui complexifie l’accès réel des PME aux marchés publics.
Lire la suite

DOE (Dossier des Ouvrages Exécutés) : un document indispensable en fin de chantier

Le DOE regroupe tous les documents techniques nécessaires à la bonne exploitation ...
Lire la suite

Questions fréquemment posées (FAQ)

No items found.
Consulter la FAQ